Nouveau réalisme et Pop art

Le Nouveau  réalisme  et  le Pop art

Certains disent que le nouveau réalisme est la version française du pop art américain. En réalité, l’apparition de ces deux mouvements artistiques s’est manifesté en une même époque,  vers les années soixante. 

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Le nouveau réalisme est effectivement un groupe d’artistes qui se sont réuni, conduit par Yves Klein, pour concrétiser  une exposition collective  à Milan dans la galerie Apollinaire.

L’objet comme matériau

L’époque du nouveau réalisme est marquée par la disparition du matériau noble  où le bronze et la pierre, entre autres,  sont parfois remplacés par des matériaux industriels, par exemple le ciment, la tôle, etc.  Pour l’art du nouveau réalisme, le matériel n’est pas dévié, plutôt il est transformé pour travailler un mouvement et il devient matériau dans telle situation.  En effet, des objets existants qui ne répondent plus au besoin de ces artistes sont travaillés, transformés, compressés, collés, assemblés. A titre illustratif la transformation d’un matériel en matériau selon César qui déclare que la matière établit ses propres frontières et son art est affranchie du projet plastique.  Dans certain cas de figure, le nouveau réalisme ne peut pas être assimilé au pop art américain.

Les œuvres et le nouveau réalisme

Parmi les œuvres issus du nouveau réalisme sont celles d’Arman qui détruit parfois en public du matériel dont il unit les débris dans un tableau. Il y a aussi le Monochrome bleu d’Yves Klein qui a même déposé un brevet de sa couleur préférée.

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Dufrêne utilisait des dessous d’affiches  déchirées  qu’il collait sur un tableau qu’il a osé exposer partout où c’est possible. Par moment, il s’est servi des stencils usés des administrations ou des bibliothèques. Parmi les plusieurs œuvres du nouveau réalisme, il y avait aussi  des machines provenant de matériaux de récupération  transformés par Tinguely, de poupées ayant une taille humaine par Niki de Saint Phalle qui avait même réalisé une femme de 28mètres, des œuvres comestibles par Spoerri provenant des restes laissés par les clients de son restaurant, l’emballage du Pont-Neuf à Paris en 1985 qui consistait à utiliser des tissus pour emballer selon les artistes Christo Vladimiroff javachelff et Jeanne-Claude Denat de Guillebon, etc.